Voici cinq bonnes raisons, ni exhaustives et ni hiérarchisées, de choisir la e-formation. Très présents, les détracteurs du e-learning utilisent des arguments souvent justes. En revanche, on entend moins ceux des militants pro-elearning : qu’y a-t-il de si extraordinaire dans le e-learning ? Et si l’ordinaire est le présentiel, que peut faire le e-learning que ne peut pas faire le présentiel ? Autrement dit, quelle est la promesse produit du e-learning ?

– La e-formation permet le temps réel
La déverticalisation des structures, l’accroissement de l’obsolescence des savoirs, l’accélération des transformations nécessitent de mettre en œuvre un outil de formation plus réactif… L’Institut Manpower prévoyait qu’en 2030 la connaissance technique doublerait tous les 72 jours !
La e-formation propose un média qui assure une transmission en temps réel, ce qui poursuit la massification de la formation qui a débuté au 21ème siècle. En clair : la bonne formation au bon moment.

– La e-formation permet de nouvelles interfaces homme/machine
Grâce au développement de l’intelligence artificielle, la révolution du Big Data et de la trace numérique ouvre une nouvelle façon de penser la relation apprenante. La « learning data », au cœur de ce nouveau paradigme, assure la création de véritables formations personnelles, et non plus seulement des formations individuelles… La machine peut prédire des besoins non encore identifiés, et structurer des pédagogies propres à la façon d’apprendre de chaque apprenant. Elle devient ainsi le premier formateur personnel.

– La e-formation permet une meilleure réponse neurologique
Les neurosciences ont permis de tester le match « formation massifiée » vs « formation distribuée ». De quoi s’agit-il ? La formation massifiée porte sur un certain nombre de jours de formation bloqué, alors que la formation distribuée est un égrainage de moments formatifs (« un peu chaque jour »). La réponse est sans appel : la formation distribuée est plus efficace. Seul le numérique permet une telle dispersion dans le temps, avec une stratégie « contenu pull/push ». Cet atout est renforcé par le mobile learning : apprendre n’importe quand, n’importe où.

– La e-formation permet l’optimisation pédagogique
Le numérique, grâce à sa capitalisation, assure un contrôle à la seconde près de tout le déroulé pédagogique. Par exemple, si un grain formatif est zappé ou survolé par l’apprenant, il participera moins à son apprentissage. On peut en déduire qu’il est soit mal positionné dans le parcours, soit mal animé, voire qu’il est inutile… Cette boucle pédagogique débouche sur une optimisation des parcours inégalée. Ciseler une formation par la pratique apprenante de tous et de chacun devient donc une nouvelle qualité pédagogique en temps réel.

– La e-formation permet de recréer du lien social
Le e-learning, particulièrement le e-learning 2.0, produit des communautés apprenantes, un peu comme si le monde s’invitait dans « l’apprendre ensemble ». L’apprenant est un animal social, prêt à partager pour peu que les pédagogues aient écrit de belles aventures apprenantes… « Apprendre seul ensemble » est le nouveau credo. Ces communions renversent la pyramide des savoirs via les formations collaboratives ou les formations du partage. Elles font de l’apprenant un producteur de savoir pour tous… Le monde devient un village dans lequel chacun habite autant de hameaux qu’il le veut : ces liens forts ou faibles socialisent l’apprenant.

En conclusion
Au final, quel présentiel peut rivaliser avec l’e-formation ? Peu importe. Il ne s’agit pas d’opposer les modes de transmission, mais de profiter de ce phénomène pour réinterroger les usages en libérant les formes de la formation. Aujourd’hui, l’EdTech explore des inventions numériques. Reste à les transformer en innovations sociales, partagées par tous autour d’un projet.

Numériser la formation est donc un laboratoire du changement pour trans-former l’ensemble des métiers de l’entreprise grâce à l’aventure digitale. L’e-learning est porteur d’une culture économique et sociale nouvelle… à condition que l’entreprise le décide.

Auteur : Stéphane Diebold – Source : focusrh.com