Historiquement technicien de l’information, le DSI est devenu un dirigeant stratégique : Il participe à la transformation des organisations et aux stratégies d’innovation produit.

« Longtemps les SI, c’était la boîte noire dans l’entreprise. Synonyme d’une technologie à laquelle l’utilisateur n’avait pas accès », reconnaît Benoît Leboucher, directeur associé chez CGI Business Consulting. Aujourd’hui, le métier de DSI (directeur des systèmes d’information) est devenu intelligible. Rares sont les collaborateurs à faire l’impasse sur les SI, outil de travail indispensable. Quel que soit le business, banque, compagnie aérienne, voyagiste, si l’informatique « tombe » selon le langage consacré, l’activité s’arrête, le savoir de l’entreprise s’évapore et des millions d’euros de chiffre d’affaires partent en fumée. Le 26 décembre, un distributeur a dû fermer un hypermarché durant plusieurs heures, à la suite d’un gigantesque bug informatique : plus aucune caisse ne pouvant fonctionner, les clients ont même été poussés dehors sans ménagement…
« Désormais responsable d’une direction stratégique, impliqué dans la gouvernance, le DSI participe au déploiement opérationnel de la stratégie de l’entreprise », résume David Majorel, executive manager senior au sein de la division systèmes d’information de Michael Page. Ayant évolué d’un modèle visant à « faire » vers le « faire faire », il consacre de moins en moins de temps à l’administration de l’infrastructure informatique « tout en restant bon mécanicien », précise Benoît Leboucher.

La persistance de ces stéréotypes entraîne principalement un manque de support des autres fonctions, qui ne comprennent pas le rôle direct que joue l’informatique sur l’activité et la performance de l’entreprise. Dans la majorité des entreprises interrogées, l’informatique reste une fonction de « back-office » ou de « help desk », dont l’importance est encore trop souvent sous-estimée.

La perception de l’informatique dans le monde de l’entreprise souffre encore de stéréotypes historiques qui freinent l’évolution de la fonction de DSI.

Les DSI conviennent qu’il sera difficile de faire évoluer les mentalités, mais mesurent l’importance majeure de combattre ces stéréotypes afin de repositionner leur rôle, ainsi que celui du système d’information au sein de l’entreprise.

Interrogés sur les compétences majeures, autres que techniques, qui doivent caractériser leur fonction, 81% des DSI citent le leadership et 79% la communication. Par ailleurs, 37% d’entre eux admettent qu’ils doivent encore améliorer leurs compétences en communication.
Privilégiant parfois un vocabulaire jugé comme trop technique et souvent bien éloigné du langage « métier » commun aux autres membres de l’entreprise, les DSI sont souvent perçus comme peu communicants, ce qui peut être source d’incompréhension avec leurs pairs.

Les DSI interrogés admettent ne pas savoir comment renforcer leur relation avec le comité de direction de leur entreprise. Ils doivent s’attacher à ce que le dialogue avec l’exécutif ne se limite plus à des aspects techniques et informatiques, mais soit davantage orienté sous l’angle de la création de valeur ajoutée pour le business : réduction des coûts, accroissement des revenus, satisfaction client, etc.
Trop peu de DSI apportent une vision financière à leur fonction, or il est désormais indispensable qu’ils développent ces compétences, afin de pouvoir mesurer, dans le bilan et le compte de résultat, l’impact des dépenses informatiques sur la valeur de l’entreprise.

Les principales compétences d’un DSI
Pour que son action soit davantage reconnue d’un point de vue stratégique, le DSI doit s’impliquer politiquement pour légitimer la valeur ajoutée de la direction SI auprès de ses collaborateurs et de ses pairs dans les autres instances de direction.
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Les savoir-faire essentiels pour gravir les échelons professionnels selon un DSI

ATOUT DSI POUR GRAVIR ECHELONS

Les DSI sont conscients qu’une bonne gestion relationnelle offre des opportunités de carrière plus nombreuses : 72% des sondés considèrent la construction d’une relation avec les parties prenantes internes comme le premier facteur d’évolution et 35% citent la politique intérieure comme une priorité pour eux par rapport aux années passées.

Néanmoins, l’étude révèle que peu d’entre eux se sont attelés à cette tâche, qui demande une forte implication quotidienne sur le long terme.

Sources :

http://www.ey.com/FR/fr/Services/Advisory/IT/LADN-du-Directeur-des-Systemes-dInformation

http://www.lesechos.fr/22/02/2013/LesEchos/21382-159-ECH_la-nouvelle-vie-des-directeurs-informatique.htm#rDrHAxA2Ro0PXoOm.99