La nouvelle année approche, et avec elle son lot de bonnes résolutions – que l’on sait déjà intenables ou presque. Sans dresser une liste d’injonctions à faire ci ou ça, le New York Times a eu l’idée de convoquer dix experts à s’exprimer sur leur domaine de prédilection afin d’être plus intelligent, plus heureux, plus sûr de soi (plus tout quoi) en 2018.

Comment maintenir son cœur en bonne santé, mieux entretenir ses vêtements favoris ou son home sweet home, comment devenir plus fort en neuf minutes ou encore comment épargner intelligemment pour sa retraite ?

Chacun délivre, études scientifiques à l’appui, ses trucs et astuces pour entamer l’année sous les meilleurs auspices. Car être heureux, estime le quotidien américain, ça se travaille un peu :
“ »Le bonheur n’est pas juste quelque chose qui nous tombe dessus ».”

L’argent fait le bonheur, surtout si vous achetez du temps libre
Changer d’infimes détails dans son comportement, dans son rapport aux autres ou son environnement peut parfois suffire à prendre le chemin d’une vie meilleure.

* Défier ses pensées négatives
Parmi l’inventaire à la Prévert « pour être heureux », on a d’abord retenu une super astuce pour éloigner les pensées négatives, souvent bien difficiles à déloger. Justement, conseille la journaliste spécialisée Tara Parker-Pope :
« N’essayez pas d’arrêter les pensées négatives. Se dire ‘je dois arrêter de penser à ça’ n’amène qu’à y réfléchir davantage. »


En fait, pour s’en extraire, mieux vaut les reconnaître et les interroger. En les mettant à l’épreuve.
Ce n’est pas un conseil venu de nulle part, c’est une technique thérapeutique, surnommée le questionnement socratique, qui amène à considérer la négativité de la pensée avec plus de distance et à examiner sa pertinence… et donc, à être plus indulgent avec soi-même.

Concrètement, on commence par écrire son idée sombre sur une feuille.
Par exemple : « J’ai des problèmes au travail et je remets en question mes capacités. » Puis, on se demande une série de questions : « Quelle est la preuve de cette pensée? » ; « Est-elle basée sur des faits ? des impressions ? » ; « Comment verrais-je cette situation, si elle arrivait à quelqu’un d’autre? »
Le blog « Nos pensées » rapporte les propos d’un des chercheurs américains, Justin Braun, ayant travaillé sur cette méthode. Celui-ci estime que : « Le questionnement socratique permet aux patients d’examiner la validité de leurs pensées négatives et d’obtenir une perspective plus réaliste et plus large. »” Et c’est déjà un bon début pour apprendre à se foutre la paix.

* Etre son propre ami
Autre truc : que vous conseilleriez à un(e) ami(e) dans ce cas précis ? A priori, vous l’écouteriez calmement tout en essayant de lui apporter du réconfort et de trouver une issue positive. Il y a peu de chance que vous l’accabliez, avant d’en conclure qu’il ou elle est « trop nul(le) ».
En somme, n’hésitez pas être sympa avec vous comme vous l’auriez fait avec votre meilleur(e) pote. C’est logique, mais on ne le fait pas pour autant.

Dans le même état d’esprit, n’oubliez pas « d’être gentil avec vous-même », recommande Kristin Neff. Cette psychologue de l’université du Texas, à Austin, a développé une « échelle d’auto-compassion » pour savoir dans quelle mesure vous êtes (trop) dur avec vous-même. Pourquoi la méditation nous fait tant de bien, par Christophe André

Quelques pistes pour se montrer plus bienveillant : s’offrir des moments de méditation ou encore s’écrire une lettre de soutien à soi-même. Ne riez pas et sortez votre plus beau sytlo plume. Allez hop, hop, hop. Lire la suite :