En entreprise, comme dans l’éducation nationale, il est temps de déployer une véritable culture de l’évaluation. Pour cela, il faut commencer par banaliser l’évaluation, parvenir à la dédramatiser afin de la généraliser, en faire un outil de travail et non une épreuve.

Dans une tribune publiée récemment, Cédric Villani explique l’importance de l’évaluation dans l’amélioration du système éducatif. Une analyse qui est bien en phase avec celle de Jean-Michel Blanquer, qui veut déployer une « culture de l’évaluation », l’un des axes du projet de loi présenté lundi 15 octobre au Conseil supérieur de l’éducation. La logique pourrait se résumer en cette maxime : pas de progrès sans mesure.

Ce qui vaut pour l’éducation nationale pourrait valoir aussi pour l’enseignement en entreprise, qu’il s’agisse de formation professionnelle ou simplement de capitalisation et diffusion des connaissances. L’évaluation des connaissances est souvent mal vue en entreprise.

Les collaborateurs peuvent l’accepter dans un processus de recrutement, mais une fois embauché, ils perçoivent souvent l’évaluation comme un manque de confiance, un soupçon désagréable quant à leurs aptitudes.

Certes, nous avons été élevés, au travers de nos études, dans une certaine angoisse de l’évaluation (aussi appelée contrôle de connaissance), point de passage obligé, mais anxiogène, dont nous espérions bien être débarrassés une fois dans la vie active. Pourtant, il faut réhabiliter l’évaluation, l’évaluation bienveillante, l’évaluation comme outil de progression, comme l’assurance d’un travail sûr et sans stress, fondement de la confiance en soi.

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